Les chiffres bruts sur les 5 derniers matchs de Wembanyama sont impressionnants : autour de 21–22 points, 12 rebonds et plus de 3 contres en moyenne, avec une adresse globale solide et une présence constante aux lancers francs. On voit également une forte activité des deux côtés du terrain, avec un volume de tirs élevé et une capacité à garder son efficacité malgré la responsabilité offensive. Sur certains matchs récents, il tourne autour de 25 points ou plus tout en combinant double-double et plusieurs contres, ce qui le place déjà dans une catégorie rare de joueurs capables de dominer statistiquement sans forcer le jeu. Ce qui ressort surtout, c’est la stabilité : même ses « matchs moyens » restent au-dessus de la barre de 20 points et 10 rebonds, preuve qu’il a déjà un niveau plancher de star.
2. Un impact défensif qui déplace les zones de tirL’angle clé de ces 5 derniers matchs, c’est l’impact défensif de Wembanyama sur la sélection de tirs adverse. Les adversaires attaquent beaucoup moins le cercle lorsqu’il est sur le terrain, et se rabattent davantage sur des tirs à mi-distance ou des floaters difficiles. Ses 3 à 4 contres de moyenne ne racontent qu’une partie de l’histoire : il dissuade un nombre encore plus grand de tentatives proches du panier. Les données avancées montrent que les Spurs figurent parmi les meilleures défenses de la ligue en rating défensif quand Wembanyama est en jeu, avec un defensive rating autour de 111, dans le top du classement NBA. Sur ses 5 derniers matchs, cette tendance se confirme : le pourcentage de réussite adverse près du cercle chute nettement lorsqu’il protège la raquette, ce qui pousse les attaques à jouer plus loin du panier et souvent plus lentement.
3. Wembanyama comme créateur d’espace… défensif et offensifCe qui est inédit avec Wembanyama, c’est qu’il crée de l’espace des deux côtés du terrain. En défense, il étire virtuellement la zone interdite : les porteurs de balle évitent certaines lignes de drive simplement parce qu’il est dans le help side. Sur ses 5 derniers matchs, on voit régulièrement des attaques adverses contourner la raquette pour finir sur des tirs compliqués en bout de possession. En attaque, sa simple présence au pick-and-roll ou en spot-up au périmètre oblige les défenses à surprotéger la raquette ou à envoyer une aide supplémentaire, ce qui ouvre des tirs plus faciles pour les extérieurs des Spurs. Sa capacité à menacer à la fois au cercle, sur pick-and-pop et en catch-and-shoot à trois points, même avec une adresse fluctuante, élargit les spacing principles classiques d’un pivot traditionnel.
4. Un profil hybride : rim protector, playmaker implicite et aimant à fautesSur cette récente série de 5 matchs, Wembanyama ne se contente pas de scorer et de contrer : il provoque beaucoup de fautes et passe régulièrement sur la ligne des lancers avec une cadence élevée. Cette capacité à multiplier les passages sur la ligne l’aide à stabiliser son scoring, même les soirs où l’adresse au tir de champ est moins au rendez-vous. Il agit aussi comme un playmaker implicite : sa présence attire des prises à deux ou des aides anticipées, ce qui libère des coupes ligne de fond, des tirs à trois points dans les corners et des short rolls pour ses coéquipiers. Ses passes ne remplissent pas forcément la colonne des assists à la hauteur de son impact réel, mais sur séquence, on observe qu’un grand nombre de tirs ouverts des Spurs proviennent d’une réaction de la défense à Wembanyama.